Le Baron Ungern, Khan des Steppes
(Publié le 18/9/2006)
Roman Fedorovitch Von Ungern Sternberg est né le 22 janvier 1886, il appartient à la vieille noblesse germanique établit en Estonie ou il fut élevé avant d’entrer a l’école militaire Pavlovsk de St Pétersbourg en 1896. Il s'engage ensuite comme simple soldat dans un régiment d'infanterie lorsque la guerre éclate avec le japon en 1904 et il est envoyé dans une unité militaire Sibérienne. Malheureusement pour lui, les combats sont déjà terminés lorsque son unité arrive en Extrême-Orient et rentre a St Petersbourg, ou il entre à l'école militaire Paul Ier et en sort officier en 1908. Affecté dans un régiment de cosaques en Transbaïkalie, il est ensuite muté près du fleuve Amour. La il se familiarise avec les coutumes des peuplades mongoles et bouriates, ainsi qu'au bouddhisme. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il est envoyé en Galicie, et acquiert une réputation de bravoure, et lorsque débute la révolution , en 1917, il est général de l'armée tsariste. Il est dépêché auprès de l’Ataman Grigori Mikhaïlovitch Semenov afin de créer un bastion loyaliste et ensemble, en octobre, ils entrent en guerre contre les Bolcheviks. Dés le début de la guerre Ungern se fait remarquer par sa cruauté, et gagne le surnom de "baron sanglant". Malgré leurs luttes contre les Rouges, Ungern et Semenov n’appartiennent plus aux armées Blanches et par conséquent refusent d’obéir à l’amiral Koltchak, chef des armées blanches. En 1920, il se sépare de Semenov et devient chef de guerre indépendant. A la tête de sa "division asiatique de cavalerie", suivant le drapeau jaune frappé d'un U noir à peine forte d'un millier d'hommes, il se présente devant Ourga (actuellement Oulan-Bator), le Grand Monastère, la capitale des Mongols dont il s’empare au troisième assaut, Le pillage dure trois jours et trois nuits. Rétabli sur son trône le Bouddha aveugle récompense le général en lui accordant le titre de Khan et la dignité de grand Bator, et le Dalaï-lama le proclame combattant de la foi. Il considère la monarchie comme la seule forme de gouvernement susceptible de sauver la civilisation occidentale de la corruption et de la destruction et envisage déjà de restaurer la dynastie Qing sur le trône de Chine. Par la suite, sous la bannière chinoise, il projette d’unir les peuples d’extrême orient afin de lancer une grande offensive en Russie pour chasser les rouges et rétablir la monarchie en Occident. En octobre 1920, reculant devant l’avance bolchevique, La division asiatique quitte Ourga et pénètre en Russie, et libère le monastère du Khambo lama. Mais l'armée rouge reprend d'Ourga. Sa folie sanguinaire lui attire l’antipathie des Mongols, qui avaient d’abord cru découvrir en lui le sauveur destiné à les libérer des Chinois. Au début de l'année 1921, la guerre civile touche à sa fin. La masse prolétarienne est sur le point de remporter sa Grande Révolution, et l’armée rouge lance une offensive conjointe avec l’Armée populaire mongole. Le Baron Ungern est capturé jugé et exécuté le 15 septembre 1921 à Novonikolaevsk (actuellement Novossibirsk). Les dernières forces russes « blanches » en Mongolie sont décimées en décembre de la même année. Les Mongols pensent toujours qu'Ungern Khan n'est pas mort, qu'il a secoué les balles de son manteau de soie jaune et galope depuis à travers l'infini des steppes. Auteur : Mathieu Pegon |