Brève histoire de la Réforme en Brie.
La Réforme protestante française a pris naissance à Meaux : dès 1520, l’évêque Guillaume Briçonnet y appelle auprès de lui Lefèvre d’Etaples, Guillaume Farel et d’autres intellectuels. Ce groupe, dit Cénacle de Meaux, s’intéresse aux premiers écrits de Luther et traduit le Nouveau Testament en français (1523). Mais en 1525, l’évêque de Meaux est accusé d’hérésie par la Sorbonne, et le Cénacle de Meaux est dispersé…
Cependant, la population locale adopte rapidement les idées nouvelles ; des assemblées clandestines se tiennent dans le quartier du Grand Marché de Meaux, où 14 « hérétiques » sont brûlés vifs en 1546. Les élites locales, noblesse et bourgeoisie, adhèrent également à la Réforme, dans le sillage du prince de Condé. La population protestante augmente considérablement jusqu’au début des guerres de religion (1562), et compte de nombreuses victimes lors du massacre de la Saint-Barthélemy à Meaux (24-25 août 1572).
L’Edit de Nantes (1598) accorde aux huguenots briards des lieux de culte : Chermont (près de Meaux), Mortcerf et Bois-le-Roi (près de Fontainebleau). Des « Eglises de fief » sont en outre organisées dans les chapelles des châteaux des seigneurs protestants locaux : Chalendos (près de Coulommiers), Lizy-sur-Ourcq, La Ferté-sous-Jouarre, Claye, Touquin, Launoy-Renault etc.
Mais les mesures prises par Louis XIV, puis par Bossuet, évêque de Meaux, à l’encontre des protestants incitent les plus riches d’entre eux, et aussi les plus entreprenants, à quitter la région. Nombre d’entre eux vont s’établir à Sedan ou se fondre dans l’anonymat parisien.
Beaucoup plus grave est la Révocation de l’Edit de Nantes, en 1685, qui entraîne un exil massif de protestants briards (1.000 familles de l’élection de Meaux) vers la Suisse, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Angleterre. Ne restent en Brie, pour l’essentiel, que des vignerons protestants, accrochés à leurs « sillons de vigne », qui sont contraints d’abjurer leur foi : ce sont les « nouveaux convertis ». Ces abjurations, on s’en doute, ne sont pas sincères. Des assemblées clandestines se tiennent au XVIIIe siècle dans les granges ou les bois briards… Si certains huguenots des régions de Meaux et de Coulommiers n’hésitent pas à se rendre à Tournai, en Belgique, pour s’y marier, beaucoup se contentent d’un contrat de mariage devant notaire (le mariage n’étant pas un sacrement pour les protestants).
L’Edit de Tolérance, en 1787, rétablit l’existence légale de ces protestants. On trouve ainsi dès 1788 des « réhabilitations » de mariages clandestins dans les registres tenus par le lieutenant de police de Meaux, ou encore dans les registres paroissiaux catholiques de certains villages à forte population protestante (Saint-Denis-lès-Rebais, Chauffry etc.).
L’état civil créé par la Révolution, en 1792, instaure enfin une égalité définitive entre tous les citoyens.
Des recherches spécifiques.
Les recherches généalogiques en milieu protestant sont particulièrement délicates. Les sources sont à la fois complexes, difficiles à identifier (elles sont souvent perdues dans la masse des archives notariales) et très lacunaires ; de plus, durant de longues périodes, les huguenots n’eurent qu’une existence clandestine, et furent extrêmement mobiles du fait des persécutions dont ils étaient l’objet.
Des fichiers spécialisés.
Pour contourner ces difficultés, Jean-François Viel, généalogiste professionnel en Seine-et-Marne depuis 1992 (http://www.viel-genealogie.com), a réalisé des fichiers spécialisés dans l’histoire du protestantisme en Brie. Le plus important de ces fichiers recense la quasi-totalité des contrats de mariage protestants passés en Brie (régions de Meaux, Lizy-sur-Ourcq, La Ferté-sous-Jouarre, Coulommiers, Claye, Rebais etc.) du XVIe siècle à la Révocation de l’Edit de Nantes (1685). Lorsqu’on sait que les protestants signaient presque systématiquement un contrat de mariage, on mesure l’utilité de ce fichier…
Alors, si vous avez des ancêtres protestants en Brie, n’hésitez pas à faire appel aux services de l’Etude généalogique Jean-François Viel !
Etude généalogique Jean-François VIEL
17, rue du Docteur Infroit 77290 Mitry-Mory
5, rue Saint-Louis 77000 Melun
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